FOIRE AUX QUESTIONS

1 - Depuis quelques années déjà, Disques Cinémusique se consacre exclusivement aux albums numériques. Ne prévoyez-vous pas revenir au support physique?

 

Absolument pas. Alors qu’elle s’adressait au départ surtout aux consommateurs occasionnels, l’offre légale de musique sous forme de téléchargement et d’écoute en continu (streaming) gagne en popularité auprès de tous les publics. Devant l’accroissement de l’offre et la souplesse d’utilisation que permet cette forme de distribution, les mélomanes ressentent moins le besoin de conserver la musique qui les intéresse sur support physique. Cette dématérialisation de la musique étant irréversible, nous avons été parmi les premiers labels spécialisés à nous adapter aux changements d’habitude de la clientèle.

 

2 - Qu’en est-il de la qualité sonore des fichiers audio offerts en ligne ?

 

Toutes les boutiques de musique en ligne offrent un service de base gratuit financé par la publicité qui  donne accès à des fichiers MP3 en basse résolution. Moyennant un coût d'abonnement mensuel minime, l'utilisateur peut bénéficier d'une version de meilleure qualité.  Seule exception notable : YouTube, un important diffuseur de vidéos incluant des albums musicaux , offre une meilleure qualité à tous les usagers mais avec des messages publicitaires omniprésents. Son service Premium payant nous en libère.

 

Pour les plus exigeants, 7digital et Qobuz en Europe offrent une grande partie de leur catalogue, incluant nos éditions, en 16-bit FLAC, dit « lossless ». Ce format équivaut à la qualité sonore du CD.  Qobuz offre aussi un service d'écoute en continu de haute qualité. Moyennant un autre supplément, ces deux boutiques proposent même pour certains albums des versions en format 24-bit FLAC, d’une qualité en principe supérieure puisqu’elles sont conformes aux fichiers originaux fournis par les labels, avant la gravure sur CD qui la réduit obligatoirement à 16-bit. Toutefois, comme la grande majorité des mélomanes est incapable de percevoir la différence entre la version en 16-bit et 24-bit d’un même enregistrement au stade final, nous ne recommandons pas cette option.

 

3 - N’est-ce pas dommage d’abandonner les documents d’accompagnement imprimés? Le texte de présentation des livrets constituent une précieuse source d’informations, les photos complètent et prolongent le plaisir de l’écoute. 

 

Les livrets et les cartes de boîtiers de toutes nos éditions initialement parues sur CD sont disponibles en format PDF sur notre site web. On peut les consulter et les télécharger gratuitement sur la page consacrée à chaque édition. Pour les éditions exclusivement numériques, il existe de nombreuses sources d'information sur le web. Internet Movie Database (IMDb.com) demeure la plus utile pour les films . Parmi les sites de référence spécialisés,  Film Music Site: Soundtrack Magazine offre l' information la plus complète sur toutes nos éditions,  en français comme en anglais. Certains forums de discussion sur la musique de film permettent aussi d'en apprendre davantage sur les bandes originales. 

4 - Quelques-unes de vos éditions numériques sont présentes en deux versions sur certains sites, avec des couvertures différentes. Les pistes audio comportent-elles un traitement sonore différent qui justifie cette pratique ?

 

Très peu de changements sont intervenus hormis la fragmentation du programme initial. Il s’agit d’albums de longue durée dont il fallait réorganiser le contenu pour se conformer à la structure tarifaire de certaines boutiques. On peut trouver les deux versions – longue et courte – sur certains sites comme iTunes.

 

5 - Certaines de vos éditions utilisent des enregistrements du domaine public. Qu'est- ce que cela implique pour un label canadien ?

 

En janvier 2016, la période de protection des droits sur les enregistrements sonores au Canada a été étendue à 70 ans afin de s'harmoniser avec la législation en vigueur dans la plupart des autres pays. Nous pouvons continuer à utiliser en toute liberté les enregistrements produits avant le 1er janvier 1965, qu'ils aient déjà été édités ou non par d'autres compagnies. Après cette date, il nous faut conclure une entente avec les propriétaires des enregistrements. 

Les enregistrements du domaine public ne sont pas pour autant totalement exempts de droits : des royautés sont perçues sur toutes les ventes au bénéfice des éditeurs ainsi que des compositeurs pour une période allant jusqu’à 50 ans après leur décès.

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