FOIRE AUX QUESTIONS

1 - Disques Cinémusique concentré maintenant ses activités sur les bandes originales destinées l’exploitation numérique uniquement. Croyez-vous pouvoir encore répondre aux attentes des amateurs de musique de film sérieux ?

 

Certainement. Alors qu’elle s’adressait au départ surtout aux consommateurs occasionnels, l’offre légale de musique sous forme de téléchargement et d’écoute en continu (streaming) gagne en popularité auprès de tous les publics. Devant l’accroissement de l’offre et la souplesse d’utilisation que permet cette forme de distribution, les mélomanes ressentent moins le besoin de conserver la musique qui les intéresse sur support physique. Cette dématérialisation de la musique étant irréversible, nous devons nous adapter aux changements d’habitude de la clientèle.

 

2 - Qu’en est-il de la qualité sonore des fichiers audio offerts en ligne ?

 

La qualité et le volume sonores varient d’un site à l’autre. Au consommateur d’en faire l’expérience afin de choisir celui qui lui convient le mieux. Des sites web de référence technique dans le domaine peuvent aussi guider les amateurs. Ces dernières années Spotify est devenu le favori des utilisateurs pour l'écoute en continu. Pour les téléchargements, iTune demeure le plus populaire avec son format compressé AAC 256. Pour les plus exigeants, 7digital et Qobuz en Europe offrent une grande partie de leur catalogue, incluant les éditions DCM, en 16-bit FLAC, dit « lossless ». Ce format équivaut à la qualité sonore du CD.  Qobuz offre aussi un service d'écoute en continu de haute qualité.

Moyennant un autre supplément, ces deux boutiques proposent même pour certains albums des versions en format 24-bit FLAC, d’une qualité en principe supérieure puisqu’elles sont conformes aux fichiers originaux fournis par les labels, avant la gravure sur CD qui la réduit obligatoirement à 16-bit. Toutefois, comme la grande majorité des mélomanes est incapable de percevoir la différence entre la version en 16-bit et 24-bit d’un même enregistrement au stade final, nous ne recommandons pas cette option.

 

3 - N’est-ce pas dommage d’abandonner les documents d’accompagnement imprimés? Le texte de présentation des livrets constituent une précieuse source d’informations, les photos complètent et prolongent le plaisir de l’écoute. 

 

Les livrets et les cartes de boîtiers de toutes nos éditions initialement parues sur CD sont disponibles en format PDF sur notre site web. On peut les consulter et les télécharger gratuitement sur la page consacrée à chaque édition. Pour les éditions exclusivement numériques, il existe de nombreuses sources d'information sur le web. Internet Movie Database (IMDb.com) demeure la plus utile pour les films . Les sites de référence et les forums de discussion sur la musique de film permettent d'en apprendre davantage sur la bande originale elle-même. Nous recommandons Film Music Site: Soundtrack Magazine,  qui offre une information plus complète sur toutes nos éditions,  et en plusieurs langues.

4 - Quelques-unes de vos éditions numériques sont présentes en deux versions sur certains sites, avec des couvertures différentes. Les pistes audio comportent-elles un traitement sonore différent qui justifie cette pratique ?

 

Très peu de changements sont intervenus hormis la fragmentation du programme initial. Il s’agit d’albums de longue durée dont il fallait réorganiser le contenu pour se conformer à la structure tarifaire de certaines boutiques. On peut trouver les deux versions – longue et courte – sur certains sites comme iTunes.

 

5 - Certaines de vos éditions utilisent des enregistrements du domaine public. Qu'est- ce que cela implique pour un label canadien ?

 

En janvier 2016, la période de protection des droits sur les enregistrements sonores au Canada a été étendue à 70 ans afin de s'harmoniser avec la législation en vigueur dans la plupart des autres pays. Nous pouvons continuer à utiliser en toute liberté les enregistrements produits avant le 1er janvier 1965, qu'ils aient déjà été édités ou non par d'autres compagnies. Après cette date, il nous faut conclure une entente avec les propriétaires des enregistrements. 

Les enregistrements du domaine public ne sont pas pour autant totalement exempts de droits : des royautés sont perçues sur toutes les ventes au bénéfice des éditeurs ainsi que des compositeurs pour une période allant jusqu’à 50 ans après leur décès.


6 - En vous limitant aux enregistrements déjà commercialisés, est-ce que vous ne vous privez pas de la possibilité de compléter la partition avec des musiques additionnelles qui, dans plusieurs cas, ont été préservées par les studios ou par la succession des compositeurs ?

 

Nous n’avons jamais privilégié l'approche « complétiste », qui consiste à obtenir tous les passages musicaux d'une partition comme s'il s'agissait de perles injustement oubliées. La musique de film n'est pas conçue pour être écoutée de cette façon. Les passages exclus de la première édition discographique sont le plus souvent des répétitions de thèmes déjà présents dans une forme plus complète et plus satisfaisante sur l'album ou bien des effets orchestraux destinés à maintenir une tension dramatique et qui perdent tout intérêt sans le support de l'image. On y retrouve également des musiques fonctionnelles, dites de source, généralement dépourvues d'originalité. La vie est trop courte pour passer à travers les multiples interventions, souvent très brèves, d'une même partition, à moins qu'il ne s'agisse d'une œuvre d’exception. Qui plus est, les bandes maîtresses de plusieurs enregistrements que nous éditons ont été perdues ou détruites.

 

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